Se lancer dans un projet de construction, quand on ne sait pas par où commencer
Se lancer dans un projet de construction est rarement un acte parfaitement rationnel. Il y a une envie, un projet de vie, mais aussi beaucoup de questions, de doutes et parfois de peurs.
Cette page a été pensée comme un fil rouge : pour remettre de l’ordre, décomplexer, et montrer qu’avec la bonne méthode (et un peu de méthode au bon moment), un projet peut rester maîtrisé du début à la fin.
1 Décider de se lancer : est-ce que mon projet est réalisable ?
Tout commence par une envie. Avant de parler de budget ou de surface, il faut d’abord comprendre comment on vit aujourd’hui et comment on souhaite vivre demain. La question n’est pas “quelle surface je veux”, mais “de quoi ai-je réellement besoin”.
On s’interroge sur :
- ses habitudes de vie
- l’évolution de la famille
- le télétravail
- la localisation souhaitée
Une fois ces éléments posés, on commence à se renseigner sur les prix du terrain dans les zones envisagées. En parallèle, il est utile de contacter une maîtrise d’œuvre et/ou un constructeur pour obtenir un ordre de grandeur du coût de la construction, sans entrer dans une étude détaillée.
On additionne alors :
- le prix du terrain
- le coût estimatif de la maison
Puis on ajoute une marge de sécurité (souvent 20 à 30 %) pour absorber les imprévus. (Note : cette enveloppe correspond aux imprévus… et très souvent aux finitions.)
On obtient ainsi une enveloppe globale. Cette enveloppe permet de valider la faisabilité du projet auprès de la banque.
Feu vert : le projet peut avancer. Feu rouge ou orange : ce n’est pas un échec, mais une information.
Si ce n’est pas jouable “tel quel”, on peut revoir la surface, ajuster les prestations, faire certaines choses soi-même. Un projet n’est jamais figé à ce stade.
2 Le projet devient concret : terrain et premières décisions
Une fois l’enveloppe validée, la recherche du terrain commence réellement. Le budget terrain devient un levier :
- un terrain moins cher laisse plus de marge pour la maison
- un terrain plus cher impose déjà des concessions
Lorsque le terrain est trouvé, il faut regarder au-delà du prix affiché : viabilisation, raccordements, contraintes spécifiques. Le projet entre alors dans une phase plus engageante.
C’est le moment de consulter plusieurs professionnels. Idéalement au moins trois maîtrises d’œuvre et/ou constructeurs. L’objectif n’est pas seulement de comparer des prix, mais des visions de projet.
Il est important de bien préparer ces premiers rendez-vous. Sans être expert, il faut être clair sur ses priorités : les éléments sur lesquels aucune concession ne sera faite. Cela permet aux professionnels de traduire correctement les envies en propositions concrètes.
3 Du premier plan au bon projet
Après ces premiers échanges, arrivent les premiers plans. Le projet devient visible. C’est le moment de se projeter et de comparer.
Les projets doivent être comparés à niveau de finition équivalent. Un écart de 10 000 à 20 000 € peut fortement impacter la qualité du bâti. Il faut regarder attentivement les prestations de base : carrelage, menuiseries, portes, équipements.
Un plan peut sembler parfait sur le papier mais ne pas fonctionner dans la vie réelle. Circulations, expositions, rangement, position des pièces : tout doit être étudié.
Avant toute décision définitive, il est essentiel de travailler l’intérieur. Des outils comme HomeByMe ou Kozikaza peuvent aider à se projeter. Faire appel à un architecte d’intérieur (budget souvent compris entre 1 000 et 2 000 €) peut sembler coûteux, mais permet souvent d’éviter des erreurs bien plus chères par la suite.
À ce stade, le projet commence à s’aligner : un plan extérieur cohérent, un intérieur adapté à la vie quotidienne, et des choix guidés par l’usage réel.
4 Le budget réel : tout assembler
Le terrain est acquis, le projet de maison est défini. Mais une maison est livrée brute. Il est indispensable de lister tout ce qui n’est pas inclus pour qu’elle soit habitable.
À l’intérieur : peinture, sols, cuisine, salles de bain, placards, garage, décoration.
À l’extérieur : aménagement du terrain, terrasse, clôture, portail, accès.
Une fois cette liste établie, chaque poste doit être chiffré : voir un cuisiniste, consulter des artisans, interroger un paysagiste. Les choix de gamme n’ont pas besoin d’être définitifs, mais cohérents.
Il ne faut pas oublier d’ajouter les taxes et frais annexes : notaire, géomètre, étude de sol, honoraires divers.
On obtient alors un budget global précis. Ce budget devient le repère du projet.
Dépasser de 5 000 € sur un poste n’est pas un problème en soi, tant que l’on sait où compenser ailleurs. Les décisions restent rationnelles et maîtrisées.
Parmi les variables d’ajustement efficaces :
- faire certains travaux soi-même
- différer certaines dépenses
- adapter certaines prestations
Il est fortement conseillé de conserver une marge de sécurité d’environ 10 % entre le budget précis et le financement maximal. Si le projet est bien maîtrisé, cette enveloppe devient souvent une enveloppe plaisir en fin de chantier.
Une fois tous ces budgets établis, le suivi peut se faire au quotidien : dépense par dépense, facture par facture. C’est dans cette phase que des outils comme DomuTrack prennent tout leur sens, en permettant de structurer les projets, les postes et le suivi sans perdre de vue l’ensemble.
5 Conclusion
Avec une méthode claire, une vision globale et des outils adaptés, un projet de construction n’a rien d’insurmontable. Il évolue, s’ajuste, se construit étape par étape.
Le chantier peut commencer. L’aventure aussi.
Si vous voulez un support simple pour suivre votre budget au quotidien (devis, factures, paiements), DomuTrack peut vous aider à garder une vision claire tout au long du projet.
Télécharger DomuTrack gratuitementDisponible sur Android • Application gratuite